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Fifa mondial 2026 :

Pourquoi l'Afrique peut croire à la candidature du Maroc ?

Comité d'organisation de la CM 2026

 

La coupe du monde 2026 c'est dans huit ans mais déjà, la course à l'obtention du droit d'organisation nourrit beaucoup de passions. Deux candidatures et pas des moindres se chevauchent. Le trio américain en face du géant Nord - africain, le Maroc. La bataille s'annonce très âpre et suscite beaucoup de débats. Les 211 Associations membres auront à trancher le 13 juin prochain à la veille de l'ouverture de l'édition 2018 à Moscou en Russie.

88 ans après la création de la coupe du monde avec une première organisation uruguayenne en 1930, le continent africain n'a organisé la compétition qu’une seule fois. De l'Amérique à l'Europe vers l'Asie, le choix du vote a toujours été fatal pour l'Afrique et l'Afrique se présente comme un continent hors de la planète terre. En 2010, le monde entier a eu le souffle coupé avec une organisation combien flamboyante de l'Afrique du Sud. 2026 se dessine comme une deuxième décennie du succès africain dans l'organisation de la plus prestigieuse compétition sportive de la planète. Le Maroc un candidat potentiel à l'organisation de la coupe du monde 2026, 23ème édition est un chalenger sérieux du trio américain composé du Canada, du Mexique et des États Unis. 

 

Mais pourquoi la candidature africaine doit faire peur aux américains ? 

D'abord, l'Afrique a prouvé en 2010 qu'elle méritait mieux que les considérations et opinions balverniques qui se jetaient sur elle. Tant sur le plan organisationnel que structurel, Afrique du Sud avait à l'époque hissé haut le flambeau africain supplantant toute pensée sadique qui se ruminait contre le continent. Cet étouffement de pensées assène et donne plus de crédibilité à la candidature marocaine pour 2026. Le Maroc aujourd'hui, est une plate tournante de l'Afrique et pèse lourd dans l'économie du continent. Sur le plan infrastructurel, le Maroc n'a aujourd'hui rien a envié à ses concurrents américains. « Nous avons six stades qui demandent juste une progression. Nous avons huit autres stades additionnels modelables. C'est un investissement important qui était lourd quand on voulait faire les coupes du monde précédentes. L'infrastructure, la voie et la capacité hôtelière de notre pays, étaient un enjeu en 2003. Mais quand vous arrivez à avoir une ville avec 50.000 lits, c'est un progrès significatif qu'on n'avait pas en 2003. Aujourd'hui, on en a plusieurs et vous êtes même capables d'avoir un bateau avec 1000 lits que vous disposez avec des stades modulables. C'est des choses nouvelles. Il y a donc un vrai changement et n'ayez pas peur pour les infrastructures. Le Maroc sera très largement prêt », avait précisé le président du comité de candidature du Maroc. La question de la sécurité et des droits de l'homme est un enjeu international qui n'incombe pas qu'à l'Afrique ni au Maroc. Et mieux, c'est une vérité sèche de savoir qu'aujourd'hui, l'Afrique et donc le Maroc est bien loin de l'insécurité qui frappe de plein fouet le monde. Erreur pensez - vous ? Que les grandes puissances occidentales cessent d'alimenter le continent africain en arme lourde et d'ici à là, le monde aura le temps de constater si les quelques foyers de tensions ne disparaîtront du continent. Et d'ailleurs, cela n’ébranle nullement les africains : « quand je me regarde, je me désole et quand je me compare, je me console. Regardez au niveau de vos concurrents. Est - ce que tous ont le niveau des droits de l'homme dont vous parlez ou dont vous rêvez ? Le Maroc est dans la liste une des pays les plus sûr du monde devant certaines grandes puissances. C'est vrai que nous avons tous des maux à soigner, mais aujourd'hui, nous avons un objectif. On ne va pas se déloger à cela. Nous devrons tout faire pour être meilleur que nos concurrents. Si aujourd'hui, il y a des choses par rapport aux droits de l'homme qui vont faire que nous allons perdre vis - à - vis de nos concurrents, sortez - les et nous allons y travailler », a souligné Moulay Hafide El Alamy, président du comité de candidature marocaine. Le sérieux qui caractérise cette cinquième candidature du royaume chérifien après les échecs répétés de 1994, 1998, 2006 et de 2010 est une preuve qu'aujourd'hui, l'Afrique a atteint une maturité professionnelle qui pourra lui permettre de rivaliser avec des continents autre fois donneurs de leçons. « Sachez que le Maroc en entier est mobilisé pour cette coupe du monde 2026. Nous n'allons pas présenter une candidature de figurant. C'est une vraie candidature. Nous allons y mettre toute notre énergie pour gagner. Nous allons travailler de façon professionnelle. Notre dossier sera irréprochable. On ne fera pas d'erreur parce que les règles de la Fifa sont beaucoup plus corsées. On va essayer de passer tous ces filtres de façon professionnelle. Ne vous inquiétez pas. Certains ont constaté que nous avons pris du retard. Mais nous sommes bien capables d'une "remonta da". Donc méfiez - vous du Maroc. Ceux qui pensent le contraire seront très largement surpris », a fait savoir le ministre de commerces et d'industries marocain, président du comité de candidature du Maroc pour l'organisation de la coupe du monde 2026. Cependant, il serait fatal pour les africains de penser que seul le Maroc pourrait aller à la conquête de cette bataille planétaire. Même si aujourd'hui, la politique de Donald Trump dans la géo politique internationale depuis son accession à la "maison blanche" ne laisse nul indifférent. L'unité des Fédérations africaines doit être d'abord un acquis pour le Maroc.  Ses écarts de langage et même sa tendance dictatoriale dans la géo politique internationale avec ses envolé de briarde des relations bilatérales ne lui seraient certainement pas pardonner par ses paires. Et d'ailleurs, le président de la Fédération américaine de football avait déclaré il y a quelques semaines que « ce discours de notre président américain est très gênant pour notre candidature ». Ajouter à tout cela les valeurs traditionnelles marocaines dont l'hospitalité et surtout la forte passion pour le football, l'Afrique n'a pas assez de soucis à se faire. La Confédération africaine de football devra elle aussi, mettre en évidence sa diplomatie afin de gagner la confiance des votants. Le Maroc s'est déjà positionné et n'attend que le soutien de ses paires. Sur les 211 Fédérations membres, seules quatre (Maroc, USA, Mexique et Canada : pays candidats) ne votent pas. Des 207 habilités à voter, le Maroc n'a besoin que de la majorité supérieure, c'est - à dire 104 voix pour offrir à l'Afrique une deuxième occasion d'accueillir la coupe du monde de la Fifa. 

Autre atout très capital pour le Maroc et donc pour l'Afrique, est la forme de sa candidature. Organiser une compétition de telle réputation dans trois différents pays à la fois n'est autre politique que de casser le rythme et la passion à elle reconnus depuis bientôt 100 ans. D'abord, la traversée d'une frontière à une autre serait un chemin de croix pour des supporters d'une bourse modeste et surtout pour ceux venus des "pays de la merde". Un vote pareil ne saurait servir à autre tendance que d'amorcer la fragmentation d'une compétition planétaire autour de laquelle vie et vibre le monde entier au nom de la passion sportive. La proximité du Maroc par rapport à l'Europe (14 km de l'Espagne) est un atout capital susceptible d'une affluence inouïe et d'une attention particulière au vue du fuseau horaire très favorable. La supposé dette de la Fifa vis - à - vis des Etats-Unis d'Amérique ne doit ébranler aucune passion. Le mondial 2022 au Qatar est du passé. La coupe du monde à 48 équipes, une première, n’est pas une mince affaire. À cet effet, la candidature marocaine doit être portée par tout le continent. Les relations bilatérales du royaume chérifien vis - à - vis des pays asiatique et de moyen orient n'est pas à négligé. Après les échecs de 1994,1998, 2006 et de 2010, le Maroc se positionne aujourd'hui avec des côtes suffisamment mures. L'Afrique n'a plus qu'à garder son souffle jusqu'au soir du 13 juin 2018 pour pousser son cri de satisfaction l'lorsqu’il proviendrait de Moscou, le résultat des votes tant attendus.

 

TAGNON Jérôme

(jipsports@yahoo.fr)

Site Jipsports.com, Jeudi 11 Avril 2018 (02h25mn)

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