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Nafissath Radji

Nageuse international béninois résidant au Sénégal

« Mon rêve de participer aux J0 2020 et parvenir à remporter pour mon pays sa première médaille »

Nafissath Radji

 

 

 

Vous revenez des championnats du monde de natation Budapest 2017. Vous avez notamment battu le record du Bénin aux 50 mètres nages libres, établi par Laraïba Séïbou aux JO 2016. Que peut-on retenir d’autres de votre participation à cette compétition ?

Tout s’est bien passé à ces mondiaux. J’ai beaucoup acquis en expérience car j’ai rencontré de nouvelles nageuses, plus expérimentées que moi. J’ai compéti aux côtés de certaines d’entre elles.

 

Comment vous vous êtes senti à quelques minutes de votre entrée en compétition ?

J’ai eu peur au début en voyant toutes ces nageuses africaines et mondiale. Mais après, je me suis détendue. J’ai géré cette peur parce que je devrais me concentrer sur la nage et battre mon record.

 

Comment avez-vous géré ce trac ou stress ?

Je me suis rappelé ma préparation de deux mois pour ces mondiaux. Et je me suis dit que je n’allais pas me préparer pour deux mois, venir ici, avoir peur et ne pas battre mon temps. Je me suis dit : « Nafi, tu t’es entraînée pour deux mois. Tu dois te concentrer pour battre ton propre temps ainsi que le record du Bénin ».

 

Une fois dans le bassin, pouvez-vous nous raconter comment s’est déroulée la course ?

Quand j’ai plongé dans le basin, je me suis rappelé tout ce que j’ai appris pendant les entraînements comme les ondulations. Je les ai mis en pratique normalement. J’y ai ajouté en plus de la force. Et voilà…

 

Environ un an plus tôt, vous avez déjà manifesté votre ambition de battre le record du Bénin. Comment vous sentez-vous aujourd’hui après avoir réalisé cette ambition ?

Je suis très heureuse et fière de l’avoir fait. Maintenant, je vais continuer à travailler pour améliorer encore et encore mon temps. Je crois aussi que mes parents sont fiers de moi.

 

Quels sont vos projets à court et moyen terme ?

Je vais prendre part au championnat d’Afrique au Nigéria avec ma sœur (Raoufath Radji).

 

Justement, quelques semaines avent les mondiaux, vous avez pris part aux championnats d’Afrique en Egypte. Quelle différence faites-vous entre ces deux compétitions ?

Il y a une grande différence. Aux championnats du monde, le niveau est plus relevé qu’aux championnats d’Afrique. Sur le plan de l’organisation, les championnats d’Afrique étaient bien organisés mais pas autant que les championnats du monde.

 

Hormis les problèmes de vol rencontrés au départ de cette expédition, quelles autres difficultés avez-vous rencontrés ?

Comme la préparation s’est déroulée pendant le mois du jeûne, j’ai eu beaucoup de difficultés à concilier jeûne et entraînement. Mais, je n’ai pas jeûné parfois afin de bien me concentrer et m’entraîner. Outre cela, je n’ai pas rencontré de difficultés majeures.

 

Quels ont été vos soutiens à ces mondiaux ?

Mes premiers soutiens sont ma mère et mon père. Après, il y a les dirigeants de ma fédération et ceux du ministère des sports, en particulier le ministre Oswald Homeky. J’ai obtenu une bourse, grâce à eux. Quelques jours avant d’envoler pour les championnats du monde, je suis même venue remplir les formalités pour entrer en possession de la bourse.

 

Quelles ont été vos relations avec les autres nageurs de la délégation béninoise ?

Très bonne ambiance entre nous. Nous entraînions ensemble, tout cela afin de réaliser de belles performances.

 

A quoi ressemblent les échauffements de Nafissath, à Budapest ?

 C’était très différent de comment on s’échauffe au Sénégal, avant de compétir. Là-bas, on ne devrait en faire car nous risquons d’être fatigués. Par exemple, le jour de la compétition, tu ne nages pas trop. Tu fais l’échauffement à sec et puis dans l’eau, 15 à 30 minutes. Mais, le jour où tu ne compétis pas, tu t’entraînes normalement. Tu nages deux kilomètres.

 

L’un de vos objectifs majeurs, c’est la participation aux Jeux olympiques (JO) Tokyo 2020. Cela passe par la régularité aux championnats régionaux, d’Afrique et du monde. Ce qui nécessite assez de moyens. C’est vrai que tu es disponible à prendre part à ces compétitions. Alors, s’il vous est demandé de lancer un appel aux dirigeants du sport béninois, notamment au chef de l’Etat ou au ministre en charge des sports, que souhaiteriez-vous leur dire ?

Je voudrais d’abord remercier le chef d’Etat, le ministre des sports et les dirigeants de la fédération béninoise de natation pour la bourse qu’ils m’ont octroyée. Mais, pour réaliser mon rêve de participer aux J0 2020 et parvenir à remporter pour le compte de mon pays sa première médaille, je voudrais les inviter à maintenir leur accompagnement à mon égard. De plus, qu’ils voudraient non seulement me donner les moyens matériels et financiers, mais aussi mettre à disposition de la sélection nationale de natation l’encadrement technique adéquat (entraîneurs, préparateurs physique, psychologique,). Il faudra aussi rendre l’accès aux piscines disponibles libres pour les nageurs ou trouver un mécanisme pour permettre à ceux-ci d’assouvir leur passion. Tout cela va concourir à révéler le Bénin à la face du monde dans le domaine du sport et de la natation en particulier.

 

Propos recueillis par René José SAGBO et LArios Adjagbenon

sagborene@yahoo.fr

Site "Jipsports", Date de la 1ère Publication : Mardi 05 Septembre 2017 (23h16mn)

 
 

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