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Océanne Mylène Ganiero

Karatéka International Béninois, ceinture noire 3ème Dan
« Mon vœu à long terme, c’est de me qualifier pour les prochains jeux olympiques de Tokyo 2020 et être la 1ère béninoise à remporter une médaille d’Or olympique pour le bénin »

Océanne Ganiero

 

 

 

 

FICHE DE PROFIL DE OCEANNE MYLENE GANIÉRO

Nom : Ganiéro

Prénom  : Océanne Mylène

Date de Naissance : 05 Octobre 1994

Lieu de Naissance : Cotonou

Nationalité : Béninoise

Taille : 1m56

Poids : 54 kg

Situation matrimoniale : Célibataire

 

 

 
Bonjour Océanne Ganiéro et merci de nous accorder cet entretien. Vous n’êtes plus une inconnue dans le milieu du Karaté au Bénin pour avoir raflé plusieurs médailles notamment lors des championnats nationaux e compétitions sous-régionale et internationales. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs qui vous découvrent ?
Bonjour, je suis Océanne Ganiéro, athlète à l’équipe nationale de karaté, ceinture noire 3ème Dan. Titulaire d’une Licence en sciences politiques et relations internationales, actuellement en Master 2 de gestion des projets.


Pouvez-vous nous parler de votre parcours dans votre discipline de passion qu’est le Karaté ?
J’ai commencé le karaté quand j’avais l’âge de 04 ans avec le Sensey Agbegninou Georges Éric au Shotokan Ericson Karaté Club (SECK), club où j’évolue depuis toujours. Mon père m’a inscrit. Au début je ne comprenais pas grand-chose, je me contentais juste d’exécuter les mouvements et de m’amuser. Mais j’essaie toujours de faire au mieux et d’être la meilleure au club. J’ai donc développé très tôt cet esprit de compétition. J’ai commencé mes premières compétitions dans la catégorie poussin – pupilles en 2003 - 2004. Je me devais de gagner à tout prix. Au fil des années, J’ai pris goût à la compétition et depuis je ne m’en lasse plus. J’ai été championne d’Afrique 2017 ; Vice championne d’Afrique 2014 ; Médaillée de bronze aux 11ème Jeux Africains de Congo-Brazza 2015 ; cinq fois championne Ouest Africain ; Championne en Titre du Bénin.

Vous avez décroché avec brio pour votre pays le Bénin, une médaille d’or à la 16e édition des championnats d'Afrique juniors et seniors (kata et kumité) de Yaoundé qui s’est déroulée au Cameroun du 2 au 4 juin 2017. Pouvez-vous nous donner vos impressions après cette première médaille continentale que vous offrez à votre pays ?
Je suis super heureuse. Ça fait plaisir de décrocher le sacre après autant de sacrifices, de misères, de galères, et de travail. Tout ça a payé. C’était un objectif à atteindre et ça s’est fait Dieu aidant. Je suis très reconnaissante et j’ai juste envie d’aller chercher de plus belles et grandes victoire pour peu qu’on m’en donne les moyens.

Au-delà de cette prouesse, la grande question est de savoir si vous avez eu le soutien du Ministère des Sports et de la Fédération béninoise de karaté dans la préparation de cette compétition ?
Logistiquement, ou du moins financièrement, je n’ai eu aucun soutien ni du ministère, ni de la fédération. Après…, la préparation technique, les entrainements, et tout le travail abattu ne s’est pas fait sans l’appui inconditionnel de la fédération surtout le président Rock Quenum qui croit énormément en moi, ainsi que mes coéquipiers.

Toute œuvre n’étant jamais parfaite, vous êtes certainement confrontée à quelques difficultés tout au long de votre carrière. Si oui, pouvez-vous partager quelques-uns de vos mauvais souvenirs avec nos lecteurs ?
Les nombreux rendez-vous internationaux manqués faute de moyens. Je me rappelle avoir loupé les championnats du monde de 2014 pour lesquels j’avais travaillé comme une malade. C’était un coup dur. Et chaque fois que je regardais les autres à la télé participer à des échéances que moi je ne pouvais suivre qu’à la maison, j’en étais dégoutée.

Qu’est-ce qui vous a poussé au métier de karatéka ?
Pour le moment le karaté reste pour moi une passion. Je ne suis pas payée pour du coup je n’en fais pas encore un métier. Quoi que ça reste un désir ardent que de pouvoir vivre de mon art. Pour la petite histoire c’est mon père qui m’y a inscrite. Je n’avais que quatre ans. Je n’y comprenais pas grande choses. Je me contentais juste de bien faire ce qu’on me demandait et de m’amuser. Après la passion a pris le dessus.

Que faites-vous en dehors du karaté ?
Je poursuis mes études. Je finis actuellement un Master 2 en Gestion des projets à l’institut universitaire « Les cours Sonou ».

Pouvez-vous levez un coin de voile sur vos projets à court et à moyen terme ?
A court terme, être plus régulière sur les tatamis internationaux, faire de très bons résultats sur les prochaines échéances, conserver mon titre actuel de championne d’Afrique, et décrocher le titre de championne du monde en 2018.
A long terme, me qualifier pour les prochains jeux olympiques de Tokyo 2020, et être la 1ère béninoise à remporter une médaille d’Or olympique pour le bénin et pour l’Afrique au Karaté

Vous avez certainement un appel à lancer aux décideurs du sport béninois et aux responsables de la Fédération béninoise de Karaté ?
Je m’adresserai beaucoup plus aux chefs d’entreprise, aux potentiels sponsors, et à nos autorités, en leur disant, que le sport de haut niveau c’est les moyens. Loin d’être une dépense, c’est un investissement plus que rentable que d’investir sur un sportif. Il faut mettre la main à la pâte.

Votre mot de fin pour conclure cet entretien ?
Je tiens à remercier mes parents, notamment mon père pour tous les sacrifices consentis en ma faveur, mes coéquipières, tous ceux qui croient en moi, qui me soutiennent. Et je rends grâce à Dieu pour tout.
 

 

QUESTIONS - VERITES

Votre meilleur souvenir de Karatéka ?
Championnat d’Afrique à Yaoundé au Cameroun. Voir le drapeau du Bénin se hisser au-dessus de tous les autres et entendre retentir l’hymne nationale devant tout l’Afrique, c’est juste énorme. Il faut le vivre pour le comprendre.

Votre plat préféré ?
L’igname pilé accompagnée de la sauce d’arachide

Si vous devez-vous décrire en 3 caractères, quels seront-ils ?
Rigoureuse, calme, attentionnée

Votre plus grand rêve ?
Être la 1ère béninoise à remporter une médaille d’Or Olympique au karaté pour le Bénin et pour l’Afrique

Votre principale qualité ?
La détermination

Quelle faute sanctionnez-vous le plus ?
Le mensonge

Votre date d’anniversaire ?
05 Octobre

Que représente pour vous le Karaté ?
Plus qu’un sport, le Karaté pour moi est une passion qui m’amène à repousser mes limites et me dépasser pour chercher toujours ce qu’il y a de mieux. Elle fait partie intégrante de moi.

Votre passe-temps favori ?
Dormir

Quel est pour vous le plus grand personnage du monde ?
Dieu

De quoi avez-vous peur ?
Ma plus grande peur est de m’éloigner de Dieu

Comment voyez-vous l’avenir du Karaté Béninois ?
Le karaté béninois a de beaux jours devant lui. Nous avons des athlètes qui en veulent, il faut juste les canaliser, et les accompagner comme cela se doit.

Quel est l’homme idéal pour vous ?
Pieux, fidèle, Attentionné, compréhensif

Quels sont vos projets à moyen et à long terme ?
Plaire à au Seigneur, Réussir ma vie, réaliser mes rêves, et être heureuse.

 

 

SAGBO René José

(sagborene@yahoo.fr)

Site "Jipsports", Date de la 1ère Publication: Lundi 23 Octobre 2017 (23h03)

 
 

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